Participants : Lucie - Louise - Jeanne.
Principe du cadavre exquis : écrire quelques phrases et laisser à l'autre participant un seul mot ou groupes de mots pour qu'il écrive une suite. Bien sûr, l'histoire devient de ce fait totalement biscornue.
"Elle avait eu l'idée de faire soi-même le gâteau pour l'anniversaire de sa mère. Spatules, saladier, colorants, four en marche, tout y était y compris le mixeur, les cuillères, la levure et la farine aussi douce que le coton. Une douceur extrême, qu'il ressentait au plus profond de son être, de son âme, de son corps tout entier jusqu'à ses orteils, tout petits et marqués de cors et d'oignons, étaient vraiment disgracieux. Pourtant, elle était jolie, mais ses pieds étaient laids. Elle envisageait la chirurgie esthétique pour les améliorer. Ses seins, elle ne les supportait plus, leur texture rugueuse l'épouvantait, leur immensité la repoussait et repousserait certainement le futur heureux élu de son coeur. Il passa, sans savoir qu'il était observé, puis entra dans un bar. Une bagarre commença alors entre un gros type macho et l'amant de sa femme. Il commanda un café, curieux de voir comment ça allait tourner. Elle voyait le bistouri qui tournait. Qu'allait faire le chirurgien ? Si ça se trouve, ses pieds seraient encore pires qu'avant ! Et peut-être que le chirurgien aurait d'autres projets, qu'elle ne pourrait pas refuser, et qu'il la défigurerait ? Quelle horreur ! Elle ne voulait plus. Elle hurla "Non" ! C'était trop ! Cela faisait plus de 15 minutes qu'elle était sur le trône à regarder son test de grossesse et qui malheureusement avait viré au rouge : pas d'enfant, elle qui en voulait tant... Elle sortit des toilettes, énervée et les quatre fers en l'air, il se mit à rire, voir ce mouton comme ça c'était vraiment trop marrant, et soudain il eut envie de lui enfoncer un couteau bien profond dans le ventre, dans la gorge, de le faire souffrir, il imagina la lame qui s'immisçait bien profondément dans la poche de son manteau. Elle sortit. Elle devait absolument fuir. Mais pour où ? Heureusement, elle avait de l'argent. Elle pourrait s'en sortir. Elle partirait en bateau, ou en train, jusqu'à une frontière. Mais ensuite ? Que deviendrait-elle ? Son cancer du sein allait empirer, peut-être qu'elle mourrait dans quelques semaines... Tous ses buts depuis toute petite seraient détruits si rapidemment... Avant de mourir, elle décida de réaliser au moins un de ses fantasmes et de rechercher dans un club échangiste pour un plan à 3... non, plutôt 4h. Ils allaient se retrouver vers 4h, parce qu'a 3h, il y a encore trop de monde à la patinoire, et Martin n'était pas à l'aide sur la glace... Il tombait tout le temps, et pourtant il ne se faisait pas mal. Il se sentait fort, indestructible, il pouvait tout faire. Il avait la vie devant lui."

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